Isis, Gardienne des énergies Taureau

Isis est une divinité égyptienne très particulière, car c’est sans conteste la déesse la plus vénérée et la plus complexe dont le culte a perduré jusqu’à aujourd’hui d’une façon inédite dans l’histoire de l’humanité. Son nom d’origine est « Aset », elle sera renommée Isis par les Grecs. Ce mot signifie « le trône », et c’est d’ailleurs pour cela qu’on la représente avec un trône sur la tête. Reine des Dieux et de toutes les Déesses, ses multiples visages et ses nombreux aspects en font tour à tour une mère aimante et protectrice, une épouse fidèle, mais aussi une puissante magicienne et une grande guérisseuse,  et celle qui donna aux hommes la pratique de l’agriculture sur les berges fertiles du Nil.

Mais on connaît surtout Isis pour son histoire d’amour tragique avec son frère-époux Osiris, assassiné par leur frère Seth à qui il tendit un piège odieux car il convoitait sa femme et son trône. Isis va devoir affronter de nombreuses épreuves pour échapper à la haine de Seth. Elle va notamment devoir rassembler un à un les 14 morceaux du corps d’Osiris que Seth a découpés. Elle en récupèrera 13, le phallus ayant été dévoré par un poisson du Nil … Mais grâce à sa puissante magie, elle se transforme en milan, un bel oiseau, et après avoir reconstitué le corps d’Osiris elle bat des ailes au dessus de lui et le ressuscite. Elle engendre ainsi Horus, le Divin enfant Soleil, le Dieu à tête de Faucon qui vengera son père et récupèrera le trône d’Égypte.  Il est intéressant de noter que la triade Isis-Osiris-Horus n’est pas sans rappeler celle de la chrétienté, avec en filigrane la thématique de la résurrection.

Isis est aussi considérée comme le principe féminin absolu : elle est la déesse de l’amour et de la beauté, sensible aux parfums, aux bijoux, aux huiles précieuses … Ses prêtresses étaient expertes dans l’art de la sensualité et pratiquaient un trantra sexuel hérité de la civilisation sumérienne voisine, dont les rites de hiérogamie (mariage sacré) étaient destinés à conférer la royauté au Pharaon, d’où le trône comme emblème de la Déesse. En cela elle est et reste le symbole de la dimension initiatrice de la femme. La sexualité et le corps féminin étaient alors sacrés et constituaient un moyen d’accéder au divin.

Pour cette seconde méditation guidée, c’est la belle Hélène Huc qui  accompagne la voix et la musique de Lilith Guégamian, compositrice  des 12 voyages divins.

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